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1ère Rencontres Régionales FNEP/Pangloss - 2003
Le développement durable en Rhône-Alpes
Compte rendu

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Ouverture    La FNEP    Mission principale 2002    Table ronde 1    Table ronde 2    Conclusion
Photos B. Jacob, cliquer pour agrandir


Ouverture

Mme Comparini explique que c'est un honneur pour la région Rhône-Alpes d'accueillir les premières Rencontres Régionales de la Fondation Nationale Entreprise et Performance. Cette région a su mettre des actes derrière les mots "développement durable" et appréhender ce vocabulaire qui rassemblait des dispositifs d'ordre économique, social et environnemental, qui doivent être réunis pour faire une politique équilibrée et dynamique.
1° volet : l'environnement. Mme Comparini a donné les exemples des actions menées par le Conseil régional en région qui a augmenté son budget de 50 % sur les 5 dernières années afin d'aider l'agriculture à valoriser sa production agricole dans la perspective d'une agriculture raisonnée, accélérer la prise en compte naturelle du traitement des déchets dans l'activité de tous les jours, développer la production des énergies renouvelables en région en favorisant les installations solaires et photovoltaïques, conclure des contrats de rivières et de lacs qui ont permis de régénérer 40 rivières et lacs de la région.
2° volet : l'économie. La région travaille sur la constitution de pôles d'excellence, lieu de formation des jeunes à la thématique, mais c'est aussi un lieu de recherche qui débouche très vite sur de la production et des pépinières d'entreprise : pôle d'excellence autour des micro/nanotechnologiques à Grenoble, de la cancérologie dans l'agglomération lyonnaise, pôle "optique et vision" à St-Etienne, pôle "matériaux" dans la Drôme et l'Isère.
3° volet : social. Mme Comparini a souligné que la région à volontairement misée sur le développement du transport : l'évolution de la qualité des transports collectifs fer, la création de la liaison Lyon-Turin.





La FNEP

Son Délégué Général, Jean-Paul BRUGNOT, a présenté la FNEP et le Club Pangloss. La cible de la FNEP est constituée par les futurs cadres dirigeants d'entreprise et les futurs hauts fonctionnaires de l'administration entre lesquels on veut développer des relations d'échanges et de confrontation. Puisque en Europe les collectivités locales ont pris de plus en plus de poids, il est devenu indispensable pour la FNEP de mieux représenter en régions. Cela explique la présence de la FNEP en région Rhône-Alpes. Le choix de la région a été déterminé par les faits que c'est une région très dynamique, qui a une expérience importante sur les différents thèmes que l'on pouvait aborder en rapport avec le développement durable. Et puis il y a en Rhône-Alpes des Panglossiens dynamiques qui ont été d'accord pour animer une présentation des travaux de la Mission 2002.
François FALLETTI, lauréat de la MP 1982, a présenté ses motivations pour y participer : c'est un lieu d'échange permettant aux jeunes ayant des origines et des formations différentes de se rencontrer et de réfléchir ensemble sur un thème commun, des missions dans plusieurs pays en Europe et hors d'Europe, le thème de la mission même, très opportun et porteur.







Mission principale 2002

Le travail a été débuté en 2002. Le sujet du développement durable était assez nouveau et le concept était encore peu médiatisé. L'originalité du travail par rapport aux autres travaux menés en France par le gouvernement et d'autres organismes consistait à rassembler les non-spécialistes et à introduire une nouvelle méthode de travail par la biais de nombreux rencontres avec les entreprises, les administrations et les ONG en France et dans 8 pays étrangers.
Une ambition du rapport était de faire du développement durable une réalité opératoire dans tous les actes de l'administration et des entreprises ; l'intégrer dans la raison d'être des entreprises.
Pour répondre à ces questions les membres de la mission ont regroupé les différentes actions autour des 6 axes suivants : placer le développement durable au cœur de l'action publique ; inscrire le développement durable au cœur des problématiques terrain ; favoriser l'émergence d'un marché du développement durable ; optimiser les mécanismes de régulation et d'incitation ; responsabiliser les citoyens ; mesurer les performances pour crédibiliser les pratiques.
Les membres de la MP 2002 ont cité quelques exemples des actions menées par les acteurs de développement durable : la mise en place du plan de développement durable par le gouvernement du Royaume-Uni accompagné du baromètre de la qualité de vie, système d'indicateurs précis accessible au public ; l'introduction de la taxe sur les CFC par le gouvernement américain à taux annuel croissant, qui permettait de planifier le niveau de production à l'avance ; la mise en place de la procédure " l'engagement de redressement du comportement environnemental " au Brésil qui prévoit de passer un accord entre une entreprise et l'administration concernée sur un échéancier de mise en conformité comprenant les moyens techniques à mettre en œuvre, les objectifs à respecter et les programmes de surveillance et d'autres.
En guise de conclusion, il faut reconnaître que le concept de développement durable n'est connu du grand public que sous son aspect environnemental et le volet social est le parent pauvre du développement durable même s'il l'est de moins en moins. Le sommet de Johannesburg a permis de relier les problèmes environnementaux aux problèmes d'exclusion et de pauvreté.

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Table ronde 1

Bernard BELLOC a présenté le pôle d'excellence grenoblois, et notamment le site de Crolles spécialisé sur la microélectronique, industrie qui se développe très rapidement. Il a cité quelques indicateurs démontrant la croissance de performance au niveau de chiffre d'affaires, l'économie d'énergies, la création d'emploi, les investissements dans l'innovation…
Bernard FABRE a présenté la société Renault Trucks, implantation de la famille BERLIET et de son développement dans le domaine du véhicule industriel sous la forme d'un consortium international au sein du Groupe AB VOLVO dont des exigences à la production sont axées sur la sécurité et l'environnement. Il a mentionné aussi les avantages et les inconvénients de leur placement en région Rhône-Alpes.
Pascale DER KHATCHADOURIAN a présenté les actions de la Chambre de Commerce de la Drôme pour s'impliquer dans le développement durable en tant que pilote national pour la filière de transformation des produits issus de l'agriculture biologique et dans la filière bois. Le pôle d'excellence que la Chambre propose est avant tout un outil de "matière grise" sur lequel les entreprises de ces 2 filières, bio et bois, auxquelles on ajoute la filière des éco-matériaux, vont pouvoir s'appuyer. Ce pôle va se construire à Valence sur le site de la gare TGV. Il comprendra, appui aux entreprises, formation et pépinière d'entreprises, pour favoriser la création d'entreprises nouvelles.
Bernard LAGET a abordé les questions d'organisation de la recherche en région, et notamment celle menée par l'école d'ingénieur de St-Etienne. Le travail est axé sur la conception, la fabrication, l'usage et le recyclage qui permet de créer des entreprises industrielles nouvelles et pérennes qui resteront sur le territoire. C'est ce type de problème que se pose une école qui bénéficie de tout l'environnement intellectuel et industriel du bassin de St-Etienne.
Pierre-Yves MADIGNIER a résumé la problématique de développement durable dans la production d'électricité : l'ouverture des marchés a produit dans tous les pays, y compris en France ; l'augmentation des coûts de production et les problème de délocalisation ; l'élaboration d'une politique basée sur la maîtrise de l'énergie, les énergies renouvelables et le nucléaire.

       


Table ronde 2

Vincent AMIOT a introduit les aspects de la politique de transport en région qui fixe 2 priorités : pour les transports non urbains priorité absolue aux modes de transports alternatifs à la route - fret ferroviaire, transports maritimes, voie d'eau ; pour les transports urbains, priorité absolue aux transports collectifs. Les mesures correspondantes concernent dans certains cas des projets, mais aussi des mesures de caractère institutionnel, fiscal ou réglementaire. Dans le cadre de la mise en œuvre du schéma de services collectifs, l'Etat a proposé en 2001 la réalisation de 2 contournements de Lyon, autoroutier à l'ouest et ferroviaire à l'est. Ils répondent à la saturation du nœud ferroviaire lyonnais et à l'anachronisme de faire passer une autoroute au cœur de l'agglomération.
Lionel LASSAGNE a présenté des activités de développement de l'aéroport de Lyon St-Exupéry qui concernent 3 axes d'actions majeures : 1/ la transparence, le dialogue et la concertation en ce qui concerne le respect des exigences au niveau de la pollution sonore, de la qualité de l'eau et de l'air, des plaintes des riverains ; 2/ les performances environnementales ; 3/ la responsabilité sociétale.
Jacques BOURACHOT a présenté à part des progrès actuels dans le domaine de transport les innovations dans le développement des moyens de transport public : les autobus hybrides, les véhicules à batteries tout électrique, les véhicules à piles à combustibles.
Jean-Pierre FARANDOU a abordé le sujet de transport ferroviaire en région: le TER Rhône-Alpes est le plus gros TER de France ; 1 000 trains, 450 cars, 100 000 passagers par jour. La convention conclue avec le Conseil régional fixe les objectifs à atteindre, des indicateurs de la qualité, des bonus-malus. Selon lui, le TER est à l'évidence un outil du développement durable qui illustre parfaitement le rôle d'impulsion et de partage d'une collectivité publique et le rôle d'un opérateur pour délivrer le service attendu.



Conclusion

Maître Thierry BONNET a présenté l'initiative "justice pour la terre" a été lancée, il y a 1 an, par le bâtonnier Philippe GENIN à Lyon. Il a créé un groupe pluridisciplinaire destiné à porter ce projet de création d'une juridiction internationale chargée de statuer non pas seulement sur les crimes mais aussi sur les actions de malveillance qui sont souvent les plus dévastatrices. Il s'agit de faire en sorte que l'environnement soit défendu dans une juridiction internationale et que les victimes aient enfin le sentiment que la justice passe.